Ateliers de Recherche et de Création (ARC)
ARC Mémoire, nostalgie et imaginaire dans les banlieues de Beyrouth
Atelier de Recherche et de Création
- À partir de septembre 2026
- Dirigé par Michael F. Davie, PhD
Code : ARC1047-1
Enseignant-chercheur principal
Michael F. Davie, PhD
michael.davie@alba.edu.lb
Date de début : septembre 2026
Introduction
La ville de Beyrouth a très souvent été analysée par le biais d’approximations, de postulats jamais étayés par des observations de terrain précis.
Le cadre théorique
Les banlieues de toute ville sont le lieu à la fois de processus d’intégration et d’exhibition de différences. La lecture habituelle des Sciences sociales postule que l’intégration mène à un gommage progressif de différences pour produire, in fine, des êtres similaires dans leurs comportements, leurs aspects extérieurs, leurs attitudes envers le pouvoir – l’urbanité. En fait, les banlieues sont les lieux provisoires de préservations d’identités, qui se métissent dans le temps au fur et à mesure des brassages et des rencontres dans cet espace en marge de la centralité. Les identités religieuses, politiques, nationales et socio-culturelles d’origine des populations souvent issues de milieux ruraux sont des variables qui perdurent, tout en se modifiant imperceptiblement, malgré les métissages. Ces anciennes et nouvelles identités s’expriment dans le paysage urbain dans l’architecture, dans les habitudes linguistiques, culinaires, d’habit, et de pratiques de rituels.
Ce cadre théorique, élaboré en Occident mais exporté à Beyrouth, permet d’apporter quelques nuances : le Liban est un cas intéressant – mais non pas unique – d’apports de populations d’horizons différents qui se retrouvent le plus souvent dans les banlieues. Si la religion est centrale à la l’identité, assumée ou forcée, du Libanais, d’autres variables les sont tout autant. Il est donc naturel que toutes les dimensions (socio-économique, de nationalité, etc.) soit instrumentalisée dans la vie quotidienne, et dans l’espace privé et public. Il n’est ni question de cacher, ni de nier cette appartenance : elle est visible à l’échelle des corps (l’habit, les bijoux), des immeubles et surtout leurs entrées, sur les balcons, par les expressions dans la langue vernaculaire, etc. La banlieue serait donc le lieu de l’affirmation des identités (les médias et le folklore reprennent souvent cette idée), tout en le nuançant, au vu des très grandes différences tant confessionnelles qu’ethniques ou nationales (Arméniens, Syriens, Kurdes, nomades, Assyriens, Palestiniens, mais également des Libanais venus de toute la périphérie nationale, etc.). Simultanément, la banlieue de Beyrouth rejoint la doxa théorique du lieu d’intégration, le « stepping-stone » anthropologique de l’entrée en ville ouvrant à « l’ascenseur social ».
Cadre pratique
Les banlieues de Beyrouth (comme par exemple Sin el-Fil et Dekwané) offrent au chercheur un terrain d’investigation très riche. Il s’agit d’explorer comment les populations qui s’y sont installées expriment ces identités, exhibées ou cachées, en tenant compte du passé. Elles diront souvent « c’était mieux avant », et expliqueront, par des schémas et des diagrammes (les « cartes mentales ») comment était la vie avant l’arrivée des « autres », quels qu’ils soient.
Toutes les disciplines sont conviées à cette recherche : l’architecture qui étudiera les modes de construction des habitants originels, puis ceux des différents néo-arrivants (ceux des années 1950, ceux de la guerre 1975-1990, ceux des années 2000…) ; le cinéma pourra fixer des cadres, des objets, des attitudes et dialogues qui documenteront les regards vers le passé, le présent et l’avenir ; le design pourra analyser les objets, leur histoire, les techniques de production, ainsi que le métissage de ces influences ; les urbanistes apporteront leur regard sur les lois et règlements qui ont façonné les banlieues ; l’Architecture d’intérieur apportera ses compétences pour saisir les transformations volumétriques ou de matériaux dans les domiciles et les commerces, créant donc des paysages particuliers ; les Arts graphiques et la photographie pourront saisir des moments, des gestes, des attitudes, qui renvoient à ces nostalgies, à ces attitudes ou paroles.
La collecte des données se fera par des enquêtes sur le terrain, couplées éventuellement avec des géo-positionnements par GPS (application se trouvant sur tous les téléphones portables). Une attention particulière sera portée sur l’analyse des cartes mentales et leur comparaison avec des cartes anciennes ou d’images satellitaires contemporaines (Google Earth). L’enquête (qui sera construite collectivement) elle-même comportera des questions impliquant toutes les disciplines : l’information sera ultérieurement mise à la disposition du public via le site Web de l’ALBA.
L’information recueillie pourra alimenter par la suite la base de données d’un logiciel de SIG, couplé à des cartes numérisées des ou du secteur de la banlieue qui aura été enquêtée. Les secteurs des municipalités de Dekwané et de Sin el-Fil pourront servir de cadre pour l’enquête. Ce choix d’autres espaces est à négocier en fonction de disponibilité de temps et du nombre des étudiants.
Aucune discipline ne peut avoir le monopole explicatif d’un phénomène aussi complexe que la production de l’espace des banlieues.
Hypothèse de recherche
Les banlieues de Beyrouth portent, comme partout dans le monde, une connotation négative. Elles sont assimilées à des espaces périphériques, amorphes, dystopiques, dangereuses, socialement et culturellement pauvres, et donc sans véritable intérêt. Ce sont des espaces que l’on traverse, sans vraiment les connaitre, quand on se définit comme « véritablement urbain », fréquentant ou vivant dans les espaces centraux des grandes villes.
Les habitants de ces banlieues, venant d’ailleurs, n’auraient pas une véritable histoire ancrée dans ces lieux ; ils et elles auraient leur cœur ailleurs, n’auraient aucune loyauté pour « la ville », et exprimeraient un certain mépris pour les « vrais » habitants de « la ville ».
Ces clichés ne résistent pas à l’observation et à l’analyse. Certes, les banlieues comme Sin el-Fil et Dekwané sont majoritairement peuplées de d’habitants issus de l’exode rural, de migrations économiques ou de déplacés des guerres libanaises. Le choix de ces espaces a été conditionné par le coût du logement par rapport à celui pratiqué dans la capitale, par des opportunités de travail, ou par des choix de rapprochement vers des néo-arrivants des vagues migratoires précédentes. De ces mécanismes, très peu a été écrit pour le cas de figure libanais.
L’hypothèse de la recherche proposée est que les habitants ont une mémoire de ces lieux d’accueil, différente de celle de leurs lieux d’origine. Cette mémoire évolue avec le temps, surtout lorsque la banlieue elle-même change rapidement avec l’urbanisation des terrains agricoles, ou par le remplacement des constructions plus anciennes par des ensembles plus hauts et denses, ou quand les fonctions anciennes sont remplacées par de nouvelles. Cette mémoire est couplée à une nostalgie des temps passés, qu’il est possible de consigner dans des cartes mentales, des cartes dessinées par les interviewés. Ces documents disent plus sur la personne elle-même que sur l’espace représenté, mais elles permettent de localiser les lieux qui font sens dans l’imaginaire individuel ou collectif.
La fourchette chronologique sera les années 1940 à 2020, soit 80 ans de l’histoire de la métropole beyrouthine. Les différentes phases de la guerre seront sans doute sur-représentées dans les enquêtes (la bataille de Tall ez-Zaatar en 1976, l’afflux de réfugiés du Chouf en 1983, les effets de la crise économique sans fin, etc.) ; les nouvelles populations seront sans doute mentionnées dans l’imaginaire collectif (les Sri-Lankaises, Philippines, mais également les différents Syriens, réfugiés de différentes régions selon les phases de la guerre civile, voire des Libanais du Sud, déplacés lors des guerres avec Israël). Mais pour les plus âgés, des cartes mentales signaleront sans doute des paysages urbains autres.
À ces hypothèses, la question de la nostalgie est importante : tout sentiment d’appartenance se construit autour de la mémoire. Or « c’était mieux avant » est un leitmotiv souvent entendu, et la recherche fera le lien entre la perception du passé et ces formes de saudade.
L’approche multidisciplinaire et interdisciplinaire permettra d’alimenter l’idée que les banlieues de Beyrouth ne sont pas que des ghettos, mais brassent des populations aux origines différentes, chacune marquant l’espace à sa manière, chacune se souvenant de passés particuliers. La notion de cosmopolitisme sera enfin mise à contribution : Beyrouth n’est pas différente d’autres villes qui encouragent ou qui taisent les souvenirs et les nostalgies.
Descriptif
L’objectif est d’abord d’enquêter, puis de cartographier, des secteurs de la banlieue de Beyrouth afin de saisir les mutations spatiales qui les ont affectées, mais surtout de donner la parole aux habitants de ces secteurs qui ont perdu leurs repères spatiaux ainsi que les réseaux de solidarité passés, pour une tranche de 80 ans de l’histoire des banlieues de la capitale.
Cette recherche a comme finalité la production d’une série de cartes, certaines formelles ou mentales, montrant l’évolution de secteurs autrefois ruraux et leur transformation en secteurs urbanisés. Ainsi, la question de la nostalgie sera centrale, la mémoire des lieux et la perte des supposées identités locales, produisent un discours autour de « c’était mieux avant ». Ce retour permanent vers le passé est le moteur de prises de position autour de l’origine des différentes vagues d’habitants autour de leur religion, leur nationalité, leur statut social, jugées « différents » des habitants « originels ».
La question de la construction des identités et les sentiments d’intégration et d’exclusion, n’ont pas été explorées pour Sin el-Fil et Dekwané. Explorer ces thématiques permettra, d’une part, de positionner scientifiquement l’Alba sur le terrain de la connaissance des espaces urbains et d’autre part apporter un regard critique sur les dynamiques de formation des banlieues beyrouthines.
Acquis d’apprentissage
À la fin de cet ARC, l’étudiant·e sera en mesure de :
- Identifier et interpréter les principaux concepts et théories liés à la question de la place des sentiments d’appartenance dans la structuration à la fois de l’espace et de la société de la proche banlieue de Beyrouth.
- Interpréter de manière critique les œuvres et les documents pertinents. Il ou elle saura interpréter les différents « calques » ou « layers » de la construction de l’identité des habitants de cette banlieue en pleine transformation.
- Évaluer les différentes perspectives et approches liées au domaine de la recherche. L’étudiant·e, quel que soit sa discipline d’origine, sera confronté·e aux différentes Écoles sociologiques, anthropologiques, géographiques, historiques mobilisées pour cerner la question de la formation urbaine et de ses clivages dans une métropole très dynamique du Moyen-Orient.
- Analyser les problématiques complexes liées au sujet. Il ou elle sera en mesure d’instrumentaliser la pensée complexe multidisciplinaire et comprendre l’intérêt de travailler en équipe. Il ou elle intégrera les approches aussi diverses que la cartographie, le cinéma et l’histoire de l’Art (par exemple) pour analyser et échanger autour d’une question qui intéressera sa formation d’origine.
- Résoudre des problèmes pratiques en appliquant les connaissances acquises pendant l’ARC. L’étudiant·e aura acquis les bases de la numérisation de cartes, la création de bases de données, les techniques d’enquête sur le terrain, le traitement de l’information, et la restitution sous une forme synthétique et originale des résultats.
- Concevoir des solutions novatrices et créatives en intégrant les concepts acquis. L’étudiant·e saura intégrer des approches issues du « cutting-edge » scientifique dans des analyses d’une ville jusque-là peu connue par le monde de la recherche internationale.
- Planifier et organiser des projets en utilisant des compétences acquises. L’étudiant·e devra nécessairement travailler en équipe multidisciplinaire, confrontant ses approches disciplinaires avec celles d’autres pour négocier des compromis méthodologiques, sinon pour explorer de nouvelles voies différentes de celles que sa discipline d’origine propose habituellement.
- Réaliser des travaux pratiques démontrant la maîtrise des compétences acquises.
- Produire des rapports ou des présentations de haute qualité, en utilisant une communication claire. L’étudiant·e devra contribuer à la rédaction d’un article académique à soumettre à une revue à comité de lecture.
- Appliquer les compétences acquises dans des contextes professionnels et pertinents au domaine de la recherche. L’étudiant·e pourra aisément recycler ces compétences dans tout travail d’équipe, dans sa propre discipline ou dans le cadre d’équipes plus larges travaillant sur les projets à plus large échelle.
Méthodologie
L’enseignement se fera sous la forme d’échanges, de partages d’expériences de terrain, de mise en commun d’idées et de méthodes. Cet apprentissage à la recherche nécessitera quelques séances de cadrage des définitions et des attentes de la recherche sur le terrain, l’ensemble des étudiants travaillant sous la forme de brainstorming, de remise en question permanente des a priori habituels sur la banlieue de Beyrouth.
Le cadre théorique
Les banlieues de toute ville sont le lieu à la fois de processus d’intégration et d’exhibition de différences. La lecture habituelle des Sciences sociales postule que l’intégration mène à un gommage progressif de différences pour produire, in fine, des êtres similaires dans leurs comportements, leurs aspects extérieurs, leurs attitudes envers le pouvoir – l’urbanité. En fait, les banlieues sont les lieux provisoires de préservations d’identités, qui se métissent dans le temps au fur et à mesure des brassages et des rencontres dans cet espace en marge de la centralité. Les identités religieuses, politiques, nationales et socio-culturelles d’origine des populations souvent issues de milieux ruraux sont des variables qui perdurent, tout en se modifiant imperceptiblement, malgré les métissages avec d’autres cultures. Ces anciennes et nouvelles identités s’expriment dans le paysage urbain dans l’architecture, dans les habitudes linguistiques, culinaires, d’habit, et de pratiques de rituels.
Ce cadre théorique, élaboré en Occident mais exporté à Beyrouth, permet d’apporter quelques nuances : les villes libanaises constituent est un cas intéressant – mais non pas unique – d’apports de populations d’horizons différents qui se retrouvent dans les banlieues. Si la religion est centrale à l’identité, assumée ou forcée, d’autres variables sont tout autant performantes. Il est donc naturel que toutes les dimensions (socio-économique, de nationalité, d’ethnie, etc.) soient instrumentalisées dans la vie quotidienne, et dans l’espace privé et public. Il n’est ni question de cacher, ni de nier cette appartenance : elle est visible à l’échelle des corps (l’habit, les bijoux), des immeubles et surtout leurs entrées, sur les balcons, par les expressions dans la langue vernaculaire, etc. La banlieue serait donc le lieu de l’affirmation des identités (les médias et le folklore reprennent souvent cette idée), tout en le nuançant, au vu des très grandes différences tant confessionnelles qu’ethniques ou nationales (Arméniens, Syriens, Kurdes, nomades, Assyriens, Palestiniens, mais également des Libanais venus de toute la périphérie nationale, etc.). Simultanément, la banlieue de Beyrouth rejoint la doxa théorique du lieu d’intégration, le « stepping-stone » anthropologique de l’entrée en ville ouvrant à « l’ascenseur social ».
Le cadre pratique
Les banlieues de Beyrouth (comme par exemple Sin el-Fil et Dekwané) offrent au chercheur un terrain d’investigation très riche. Il s’agit d’explorer comment les populations qui s’y sont installées expriment ces identités, exhibées ou cachées, en tenant compte du passé. Elles diront souvent « c’était mieux avant », et expliqueront, par des schémas et des diagrammes (les « cartes mentales ») comment était la vie avant l’arrivée des « autres », quels qu’ils soient.
Toutes les disciplines sont conviées à cette recherche : l’architecture qui étudiera les modes de construction des habitants originels, puis ceux des différents néo-arrivants (ceux des années 1950, ceux de la guerre 1975-1990, ceux des années 2000…) ; le cinéma pourra fixer des cadres, des objets, des attitudes et dialogues qui documenteront les regards vers le passé, le présent et l’avenir ; le design pourra analyser les objets, leur histoire, les techniques de production, ainsi que le métissage de ces influences ; les urbanistes apporteront leur regard sur les lois et règlements qui ont façonné les banlieues ; l’Architecture d’intérieur apportera ses compétences pour saisir les transformations volumétriques ou de matériaux dans les domiciles et les commerces, créant donc des paysages particuliers ; les Arts graphiques et la photographie pourront saisir des moments, des gestes, des attitudes, qui renvoient à ces nostalgies, à ces attitudes ou paroles. Aucune discipline ne peut avoir le monopole explicatif d’un phénomène aussi complexe que la production de l’espace des banlieues.
La collecte des données se fera par des enquêtes sur le terrain, couplées éventuellement avec des géo-positionnements par GPS (application se trouvant sur tous les téléphones portables). Une attention particulière sera portée sur l’analyse des cartes mentales et leur comparaison avec des cartes anciennes ou d’images satellitaires contemporaines (Google Earth). L’enquête (qui sera construite collectivement) elle-même comportera des questions impliquant toutes les disciplines : l’information sera ultérieurement mise à la disposition du public via le site Web de l’ALBA.
L’information recueillie pourra alimenter par la suite la base de données d’un logiciel de SIG, couplé à des cartes numérisées des ou du secteur de la banlieue qui aura été enquêtée. Les secteurs des municipalités de Dekwané et de Sin el-Fil serviront, dans un premier temps, de cadre pour l’enquête. Ce choix d’autres espaces est à négocier en fonction de disponibilité de temps et du nombre des étudiants.
Modalités d’évaluation
Les méthodes utilisées pour évaluer les objectifs pédagogiques se feront pas le biais d’exposés, ou des rapports écrits courts (5 pages au maximum), à présenter durant les semestres à des dates fixées à l’avance.
Un article scientifique, rédigé par chacun·e des étudiant·e·s, aux normes internationales, constituera le document d’évaluation de la recherche.
Références
Titres utiles pouvant apporter un éclairage thématique ou méthodologique
- Berque, Augustin. « Perception de l’espace, ou milieu perceptif ? » L’Espace géographique 45, no 2 (2016): 168‑81.
- Bonnefoy, Barbara, et Valérie Triquet. « Les odeurs de la ville ». Villes en parallèle 28, no 1 (1999): 124‑39. https://doi.org/10.3406/vilpa.1999.1276.
- Cresswell, Tim. Place: an introduction. Second edition. Wiley, Blackwell, 2015.
- Dupuy, Lionel. L’imaginaire géographique. Essai de géographie littéraire. Spatialités S. Presses de l’Université de Pau et des pays de l’Adour, 2018.
- Hayek, Ghenwa. Beirut, imagining the city: space and place in Lebanese literature. I.B. Tauris, 2015.
- Nasr, Joseph, Nicole Saliba-Chalhoub, et Chris Younès. Beyrouth : signes, symboles, mémoire(s) d’une métamorphose. Actes du colloque 24, 25 et 26 novembre 2016. Collège Doctoral 5. Presses de l’Université Saint-Esprit de Kaslik, 2017.
- Paulet, J. P. Les représentations mentales en géographie. Anthropos, 2002.
- Pichon, Matthieu. « Espace vécu, perceptions, cartes mentales : l’émergence d’un intérêt pour les représentations symboliques dans la géographie française (1966-1985) ». Bulletin de l’Association de géographes français 92, no 1 (2015): 95‑110. https://doi.org/10.4000/bagf.502.
- Popescu, Carmen. « Space, time: identity ». National Identities 8, no 5 (2006): 189‑206.
- Rabbath, Georges. « Beyrouth : perception cognitive de l’espace religieux ». In Espaces religieux du Liban, vol. 1, édité par Grace Homsy-Gottwalles. Université Saint-Joseph de Beyrouth, 2008.
- Saliba, Robert. « The Mental Image of Downtown Beirut ». In Beyrouth, regards croisés, édité par M. F. Davie. UMR 6592 « URBAMA », 1997.
- Saliba, Robert. Morphological Investigation of Downtown Beirut. Towards an urban design framework. American University of Beirut, 1991.
Matériel requis par l’étudiant·e
Ordinateur avec possibilité de numériser des cartes (selon besoin), ou remplir une base de données (FileMaker Pro, Excel) pour consigner les données des enquêtes.
Plan d’action
- Préparation des fonds cartographiques standardisés et des fiches d’enquête
- Enquête sur le terrain ou collecte d’information iconographique
- Traitement de l’information et extraction de résultats
- Analyse des résultats, cartographie de synthèse
- Présentation des résultats en séance publique ou séminaire
- Rédaction des rapports d’analyse, d’article(s)
Calendrier
Séance 1
- Révision et visionnage des références existantes, en mettant l'accent sur les travaux interdisciplinaires pertinents.
- Formulation des questions de recherche interdisciplinaires. Élaboration de l’ébauche de problématique.
- Établissement de la problématique dans le contexte de l'interdisciplinarité.
- Justification du terrain d’études
- Nombre d’heures : 3 heures
- Travail personnel : 8 heures
Séance 2
- Raffinement des questions de recherche, en explorant les connexions entre les différentes disciplines.
- Rappels des principes du Système d’Information Géographique, mises à niveau.
- Nombre d’heures : 3 heures
- Travail personnel : 8 heures
Séances 3 et 4
- Collecte de données : entretiens sur le terrain, repérages, consignation des observations, mises en commun.
- Nombre d’heures : 3 heures par séance
- Travail personnel : 8 heures par séance
Séances 5 et 6
- Analyse préliminaire des données collectées après introduction dans la base de données et élaboration des cartes de base.
- Interprétation des résultats par rapport à l'hypothèse de recherche, en prenant en compte les apports des différentes disciplines en question, remise en question des directions données à la recherche.
- Travail de première mise en cohérence multidisciplinaire des résultats et identification des travaux disciplinaires possibles, avec calendrier.
- Contrôle mi-parcours
- Nombre d’heures : 3 heures par séance
- Travail personnel : 8 heures par séance
Séances 7 et 8
- Présentation des projets de recherche et/ou de création de chaque étudiant.
- Confrontation avec la théorie, remise en question des méthodologies, des résultats ; élaboration commune d’une nouvelle théorie.
- Nombre d’heures : 3 heures par séance
- Travail personnel : 8 heures par séance
Séances 9 et 10
- Finalisation du projet de recherche : révision, édition et préparation pour la présentation ou la publication, en mettant en valeur les contributions de l'interdisciplinarité à la recherche théorique et à la création pratique.
- Rédaction de la conclusion du projet de recherche en soulignant les découvertes interdisciplinaires et les recommandations pratiques pour soutenir l'interdisciplinarité artistique.
- Rendu final
- Nombre d’heures : 3 heures par séance
- Travail personnel : 8 heures par séance
Effectif
- Moins de 20 étudiants
Langue d’enseignement
Français (et anglais, si besoin)
Autres précisions
Il serait souhaitable qu’une réflexion préalable soit menée autour de l’archivage de l’ensemble des documents stockés dans la base de données afin de garantir un accès libre ultérieur. Les chercheurs futurs pourront ainsi puiser dans cette source de documentation lors de la rédaction d’articles scientifiques ou de continuation de cette même. Le Centre d’archives de l’ALBA est toute indiquée pour cette opération.