Centre de
Recherche et
de Création

Ateliers de Recherche et de Création (ARC)

ARC Régionalité, vulnérabilités territoriales et risque x Patrimoine

Atelier de Recherche et de Création

Code : ARC1049-1

Enseignante-chercheuse principale

Joëlle Chaftari, PhD

Date de début : septembre 2026

Crédits et volume horaire

  • Nombre de crédits : 4
  • Durée semestrielle : 30 heures présentielles, réparties en séances de 3 heures chacune, pour un total de 10 séances, ainsi qu’un volume de travail personnel de 80 heures par étudiant·e.

Biographie

Joëlle Chaftari est architecte et chercheuse, titulaire d’un doctorat et d’un master d’ingénieur de l’Université de Tokyo (département d’architecture), où elle a bénéficié d’une bourse pour l’ensemble de son parcours académique.

Durant ses sept années passées au Japon, elle a développé une pratique de recherche ancrée dans l’analyse des géographies régionales et des dynamiques territoriales. Dans le cadre de ses travaux en laboratoire, elle a contribué à des recherches de terrain sur la revitalisation territoriale dans des contextes ruraux japonais. Son travail de master a porté sur les qualités spatiales, climatiques et sociales des engawa – plateformes intermédiaires de l’habitat japonais – et leurs transformations contemporaines.

Son travail doctoral, à l’interface entre géographie, urbanisme et réduction des risques de catastrophe (DRR), examine la manière dont les spécificités territoriales, en interaction avec des facteurs sociaux et culturels, configurent les mouvements de populations en contexte de crise. À travers une approche multi-scalaire, elle a étudié la capacité de certaines configurations de montagne, investies comme lieux de refuge, à constituer des espaces de refuge résilients, en mettant en évidence le rôle de l’autosuffisance et des dynamiques communautaires comme facteurs déterminants.

Elle cumule près de 10 années d’expérience en architecture et en urban design. Depuis quelques années, elle développe sa propre pratique. Son approche s’appuie sur une lecture fine des contextes territoriaux, climatiques et environnementaux, et cherche à articuler rigueur analytique et sensibilité aux conditions naturelles, au climat et à la matérialité.

Introduction

Contexte du projet

Au cours des dernières décennies, les contextes globaux ont été marqués par une intensification des crises, liée à la convergence de conflits, de transformations environnementales et à l’accélération des aléas naturels. Dans ce contexte, le risque de catastrophe augmente non seulement en fréquence, mais aussi en complexité, avec des effets en cascade sur les infrastructures, les économies et les systèmes sociaux.

Dans le champ de la réduction des risques de catastrophe (RRC), les catastrophes sont désormais largement comprises non pas comme de simples événements isolés déclenchés uniquement par des phénomènes dangereux, mais comme le résultat d’interactions dynamiques entre aléas, exposition, vulnérabilités et capacités. Les approches contemporaines mettent de plus en plus l’accent sur les interdépendances entre systèmes environnementaux, infrastructures, pratiques socio-spatiales et conditions de gouvernance.

Ces différentes composantes du risque s’inscrivent dans des contextes territoriaux particuliers. L’exposition, les vulnérabilités et les capacités se construisent et se transforment en relation avec des caractéristiques physiques, environnementales, sociales, économiques, infrastructurelles et institutionnelles qui varient dans l’espace et dans le temps. Le risque présente ainsi une dimension intrinsèquement territoriale, ses configurations et ses effets pouvant différer selon les caractéristiques des territoires concernés et les relations qui s’y établissent.

Le Liban constitue un environnement particulièrement complexe et révélateur de ces dynamiques. Les crises politiques et économiques récurrentes, la dégradation des infrastructures et l’insuffisance de la planification territoriale ont contribué à l’émergence de systèmes socio-spatiaux fragmentés et inégalement résilients, ainsi qu’à des configurations de vulnérabilité multiples et interconnectées.

À ce contexte déjà fragile s’ajoute l’exposition du territoire à des aléas multiples, d’origine naturelle et anthropique.

Les conflits récurrents auxquels le pays est confronté constituent un aléa d’origine anthropique qui, au-delà de ses effets directs, contribue à transformer les conditions de vulnérabilité, d’exposition et de capacité, notamment en reconfigurant les dynamiques d’exposition par des déplacements à grande échelle et en intensifiant les pressions sur des systèmes territoriaux et infrastructurels déjà fragiles.

Parallèlement, le Liban est exposé à divers aléas naturels, notamment les inondations, les séismes, les glissements de terrain, les incendies de forêt et les vagues de chaleur, certains de ces aléas étant susceptibles d’être intensifiés par les effets du changement climatique.

La récurrence et la superposition des crises, la coexistence de multiples aléas et leurs interactions avec des conditions d’exposition et de vulnérabilité multiples et des capacités de préparation, de réponse et de relèvement affaiblies produisent ainsi un système de risque complexe et interconnecté. Ces différentes composantes interagissent et évoluent dans le temps et dans l’espace, à différentes échelles du territoire, et peuvent contribuer à l’accumulation, à l’amplification et à la redistribution du risque.

Malgré ces conditions, la prévention des risques de catastrophe et la planification orientée vers la résilience ont historiquement bénéficié d’une attention institutionnelle limitée, les réponses aux crises restant souvent réactives plutôt qu’anticipatives. Dans ce contexte, les communautés locales s’appuient fréquemment sur des pratiques informelles, des savoirs situés et des stratégies adaptatives pour faire face à des conditions d’incertitude récurrentes.

Questions de recherche

Cet atelier s’articule autour d’une question générale :

Comment les configurations territoriales façonnent-elles les vulnérabilités, les capacités et les dynamiques de risque ?

Cette question est explorée à travers plusieurs interrogations :

  • Comment les vulnérabilités territoriales se produisent-elles et se manifestent-elles dans des contextes marqués par des crises multiples, et comment sont-elles façonnées par les configurations particulières des territoires ?
  • Comment ces dynamiques sont-elles vécues, perçues et négociées dans les pratiques spatiales du quotidien, et comment participent-elles aux relations entre populations et territoires ?
  • De quelle manière les pratiques architecturales, créatives et spatiales peuvent-elles contribuer à observer, documenter, analyser, interpréter et représenter les configurations territoriales de vulnérabilité et de risque ?
  • Comment une approche interdisciplinaire et multi-scalaire permet-elle d’élargir les modes de compréhension, d’analyse et de communication des relations entre régionalité, vulnérabilité, capacités et risque ?

Dans le cadre de l’application au patrimoine développée au sein de cette édition de l’ARC :
Comment la configuration territoriale façonne-t-elle les vulnérabilités et les capacités du patrimoine face aux aléas auxquels il est exposé ?

Problématique

Dans le contexte libanais, caractérisé par la superposition de crises récurrentes, l’exposition à des aléas multiples et des capacités institutionnelles et infrastructurelles fragilisées, la compréhension des vulnérabilités constitue un enjeu central pour la réduction du risque de catastrophe. Une connaissance insuffisamment fine et territorialisée de ces vulnérabilités limite la capacité à identifier les conditions qui produisent le risque, à anticiper leurs évolutions et à orienter des stratégies de prévention, de préparation, de réponse et de relèvement adaptées aux spécificités des territoires.

Cette difficulté renvoie à un problème scientifique plus général. Alors que les approches contemporaines du risque de catastrophe ont progressivement intégré des perspectives systémiques et interdisciplinaires et reconnaissent largement le caractère multidimensionnel de la vulnérabilité, les cadres techniques, institutionnels et quantitatifs ne permettent pas toujours, à eux seuls, d’en saisir les dimensions fines, situées et expérientielles. Ils tendent également à laisser moins visibles les mécanismes relationnels et socio-spatiaux à travers lesquels les différentes dimensions de la vulnérabilité interagissent, se construisent et se transforment au sein de configurations géographiques particulières.

Le problème ne réside donc pas uniquement dans l’identification des facteurs de vulnérabilité, mais dans la compréhension de leurs interactions et de leur inscription territoriale : comment des caractéristiques physiques et humaines se combinent-elles, se renforcent-elles ou se compensent-elles au sein d’un territoire donné, et comment ces configurations interagissent-elles avec l’exposition, les capacités et les aléas pour produire des situations de risque différenciées ?

Dans cette perspective, la régionalité – entendue comme la configuration particulière des caractéristiques physiques et humaines et de leurs relations qui distingue un territoire d’un autre – soulève un enjeu spécifique : comprendre dans quelle mesure ces configurations territoriales permettent d’expliquer des formes différenciées de vulnérabilité, de capacité et de risque, y compris entre des territoires confrontés à des aléas comparables.

Dans le cadre de cette édition de l’ARC, cette problématique sera explorée à travers le patrimoine. Celui-ci sera considéré non comme un objet isolé, mais dans son inscription territoriale, en mettant en relation ses caractéristiques propres, celles du territoire dans lequel il s’inscrit et les aléas auxquels il est exposé. L’atelier cherchera ainsi à explorer comment différentes configurations territoriales peuvent contribuer à façonner les vulnérabilités et les capacités du patrimoine face aux aléas.

Hypothèse de recherche

Énoncé de l’hypothèse

Cet atelier repose sur l’hypothèse que les vulnérabilités, les capacités et les configurations de risque ne résultent pas uniquement de facteurs isolés, mais de la combinaison et des interactions entre les caractéristiques physiques et humaines propres à chaque territoire. L’étude de ces configurations territoriales, à travers une approche interdisciplinaire et multi-scalaire, permet de produire des lectures plus fines et situées des vulnérabilités et de mieux comprendre les dynamiques de formation du risque de catastrophe dans des contextes marqués par des crises multiples.

Dans le cadre de l’application au patrimoine développée au sein de cette édition de l’ARC, cette hypothèse conduit à considérer que la vulnérabilité et les capacités d’un élément patrimonial face à un aléa dépendent non seulement de ses caractéristiques propres, mais également de la configuration territoriale dans laquelle il s’inscrit.

Justification de l’hypothèse

Cette hypothèse s’appuie sur les approches contemporaines du risque qui reconnaissent le caractère multidimensionnel, dynamique et relationnel de la vulnérabilité. Le cadre MOVE (Birkmann et al., 2013) met notamment en évidence l’interdépendance de différentes dimensions de vulnérabilité et de capacité, tandis que le modèle PAR (Blaikie et al., 1994) souligne les processus à travers lesquels causes profondes, pressions dynamiques et conditions d’insécurité participent à la production de la vulnérabilité.

Ces cadres fournissent une base théorique pour dépasser une lecture de la vulnérabilité comme simple accumulation de facteurs et l’appréhender à travers les relations et les processus qui la produisent. La régionalité permet de prolonger cette lecture en interrogeant leur inscription territoriale et la manière dont les caractéristiques physiques et humaines et leurs relations se configurent au sein de territoires particuliers. Elle permet ainsi d’examiner comment ces configurations peuvent contribuer à produire, amplifier ou réduire différentes formes de vulnérabilité et de capacité.

La nature multidimensionnelle et relationnelle de ces configurations justifie également une lecture interdisciplinaire et multi-scalaire. Le croisement de différents modes d’observation, de documentation, d’analyse, d’interprétation et de représentation permet d’appréhender des dimensions complémentaires du territoire et les relations qui s’établissent entre elles. Les pratiques architecturales, créatives et spatiales peuvent notamment contribuer à articuler des données quantitatives, qualitatives, spatiales et expérientielles et à rendre visibles certaines relations difficilement saisissables à travers une approche disciplinaire unique.

Appliquée au patrimoine, cette hypothèse conduit à considérer celui-ci non comme un objet isolé, mais dans les relations qu’il entretient avec son contexte territorial et avec les aléas auxquels il est exposé. La comparaison de différentes configurations patrimoine-territoire-aléa permet ainsi d’examiner comment les spécificités territoriales peuvent contribuer à façonner les vulnérabilités et les capacités du patrimoine.

Descriptif

Cet atelier explore les vulnérabilités territoriales et les dynamiques de formation du risque de catastrophe à travers les caractéristiques géographiques propres à chaque territoire. La régionalité constitue ainsi la grille de lecture centrale de l’atelier : elle permet d’examiner comment les caractéristiques physiques et humaines et leurs relations produisent des configurations territoriales particulières, susceptibles de façonner différemment les vulnérabilités, les capacités et le risque.

À travers une approche interdisciplinaire et multi-scalaire, les pratiques architecturales, créatives et spatiales contribuent à croiser différents modes d’observation, de documentation, d’analyse, d’interprétation et de représentation du territoire, et sont envisagées comme des modes complémentaires d’enquête et de production de connaissances.

Dans le cadre de cette édition, cette problématique est explorée à travers le patrimoine. En articulation avec un projet collectif de recensement et de documentation du patrimoine au Liban, la constitution et la structuration d’un corpus patrimonial fournissent un support empirique permettant d’explorer comment les configurations territoriales dans lesquelles s’inscrit le patrimoine contribuent à façonner ses vulnérabilités et ses capacités face aux aléas auxquels il est exposé.

Mots clés : vulnérabilités territoriales, risque de catastrophe, régionalité, configurations territoriales, capacités, résilience, processus socio-spatiaux, patrimoine, interdisciplinarité, savoirs situés, créativité

Acquis d’apprentissage

Dans le cadre de cet atelier, les acquis d’apprentissage s’inscrivent dans les objectifs pédagogiques définis par l’ALBA et visent à développer des compétences analytiques, critiques et créatives à travers une lecture interdisciplinaire des vulnérabilités territoriales et du risque.

À la fin de cet ARC, l’étudiant·e sera en mesure de :

  1. Identifier les principaux concepts et théories liés au sujet abordé.
  2. Interpréter de manière critique les œuvres et les documents pertinents.
  3. Évaluer les différentes perspectives et approches liées au domaine de la recherche.
  4. Analyser les problématiques complexes liées au sujet.
  5. Résoudre des problèmes pratiques en appliquant les connaissances acquises pendant l’ARC.
  6. Concevoir des solutions novatrices et créatives en intégrant les concepts acquis.
  7. Planifier et organiser des projets en utilisant des compétences acquises.
  8. Réaliser des travaux pratiques démontrant la maîtrise des compétences acquises.
  9. Produire des rapports ou des présentations de haute qualité, en utilisant une communication claire.
  10. Appliquer les compétences acquises dans des contextes professionnels et pertinents au domaine de la recherche.

Dans le cadre spécifique de cet ARC, ces acquis se traduisent notamment par la capacité à caractériser des configurations territoriales à différentes échelles, à mettre en relation les différentes dimensions de la vulnérabilité et des capacités, à mobiliser la régionalité comme grille de lecture et à développer une analyse interdisciplinaire des relations entre territoire, aléas et risque.

Méthodologie

Cadre de recherche et de création

L’ARC adopte une démarche interdisciplinaire et multi-scalaire, croisant des méthodes issues notamment de l’architecture, de la géographie, des arts et des sciences sociales. La recherche articule collecte et structuration de données, analyse géographique et spatiale, méthodes quantitatives et qualitatives, cartographie, ainsi que des modes de représentation architecturaux, visuels et créatifs adaptés aux problématiques étudiées.

La démarche est progressive et itérative : l’exploration et la mise en relation des données permettent de faire émerger des observations, des questions et des hypothèses, à partir desquelles sont définis les variables, indicateurs et méthodes d’analyse pertinents. Les résultats sont ensuite analysés et interprétés à différentes échelles, puis restitués à travers des formes adaptées à la nature de la recherche et aux disciplines mobilisées.

Dans le cadre de cette édition, cette démarche est appliquée au patrimoine et s’articule avec un projet collectif de recensement et de documentation du patrimoine au Liban, dont une première zone d’étude concerne le Sud-Liban.

Méthodes de collecte de données

Les méthodes de collecte sont adaptées aux problématiques étudiées et peuvent combiner :

  • recherche documentaire et consultation de bibliothèques, archives, bases de données et fonds institutionnels ;
  • collecte et structuration de données existantes, notamment patrimoniales ;
  • documentation photographique et audiovisuelle ;
  • relevés et observations spatiales ;
  • cartographie et géoréférencement ;
  • entretiens exploratoires ;
  • collecte de données géographiques et contextuelles, quantitatives et qualitatives.

Dans le cadre de cette édition, compte tenu de la localisation de la zone d’étude au Sud-Liban, la constitution du corpus patrimonial reposera principalement sur l’identification et la collecte de sources et de données existantes plutôt que sur l’observation directe de terrain. Les étudiant·e·s participeront à l’identification, à l’évaluation, à la structuration et, lorsque la nature des données le permet, au géoréférencement de ces données, afin de constituer progressivement un corpus commun documenté sur le patrimoine au Sud-Liban. Des données complémentaires pourront ensuite être recherchées en fonction des questions et hypothèses qui émergeront de cette première exploration, notamment à travers des sources qualitatives ou des témoignages lorsque ceux-ci sont accessibles et pertinents.

Analyse des données

L’analyse repose sur le croisement de méthodes qualitatives, quantitatives, spatiales et visuelles, selon la nature des données et les problématiques étudiées. Elle consiste notamment à :

  • Identifier et caractériser les situations et configurations territoriales étudiées ;
  • Comparer différentes situations et configurations territoriales afin d’en dégager les similitudes, différences et variations ;
  • Croiser et mettre en relation les données documentaires, géographiques et contextuelles ;
  • Analyser spatialement les données à différentes échelles à travers la cartographie et les outils géographiques ;
  • Décrire et comparer quantitativement les données lorsque leur nature le permet ;
  • Représenter et synthétiser les résultats à travers des cartes, tableaux, graphiques, diagrammes et autres formes de représentation adaptées ;
  • Interpréter les relations, variations et contrastes observés au regard de la régionalité, des vulnérabilités, des capacités et du risque.

L’analyse vise progressivement à faire émerger des relations significatives, à formuler des questions et des hypothèses, puis à les examiner à partir des données disponibles. L’interprétation met ensuite les résultats en relation avec les notions de régionalité, de vulnérabilité, de capacités et de risque, tout en tenant compte des limites et des incertitudes des données.

Dans le cadre de l’application au patrimoine, cette démarche permettra d’explorer et de comparer les relations entre patrimoine, territoire et aléas, afin de comprendre comment les configurations territoriales dans lesquelles s’inscrit le patrimoine peuvent contribuer à façonner ses vulnérabilités et ses capacités face aux aléas auxquels il est exposé.

Modalités d’évaluation

L’évaluation repose sur la capacité des étudiants à développer une démarche de recherche interdisciplinaire articulant observation territoriale, analyse critique et production spatiale ou créative.

Elle comprend les éléments suivants :

  • Présence et participation active (10%)
  • Participation au cycle de conférences du CRC (20%)
  • Rendu de mi-parcours (30%)
    Ce rendu prend la forme d’un dossier de lecture territoriale documenté, comprenant le corpus et les données mobilisés, des cartographies, des analyses préliminaires des vulnérabilités et une première interprétation des dynamiques territoriales.
  • Rendu final (40%)
    Le rendu final comprend le corpus constitué et structuré dans le cadre du travail de recensement, ainsi qu’une production interdisciplinaire articulant analyse et création (installation, projet spatial, récit visuel, cartographie ou autre format), développée à partir de la démarche de recherche. L’ensemble est accompagné d’un document explicatif présentant la démarche, les résultats et les interprétations développées.

Références

Liste des références

  • Blaikie, P., Cannon, T., Davis, I., & Wisner, B. (1994). At risk: Natural hazards, people’s vulnerability and disasters. Routledge.
  • Birkmann, J., Cardona, O. D., Carreño, M. L., Barbat, A. H., Pelling, M., Schneiderbauer, S., Kienberger, S., Keiler, M., Alexander, D., Zeil, P., & Welle, T. (2013). Framing vulnerability, risk and societal responses: The MOVE framework. Natural Hazards, 67, 193–211.
  • Corner, J. (1999). The agency of mapping: Speculation, critique and invention. In D. Cosgrove (Ed.), Mappings. Reaktion Books.
  • Holling, C. S. (1973). Resilience and stability of ecological systems. Annual Review of Ecology and Systematics, 4, 1–23.
  • Ide, T., Schilling, J., Link, J. S. A., Scheffran, J., Ngaruiya, G., & Weinzierl, T. (2023). On exposure, vulnerability and violence. Global Environmental Change, 78.
  • Rendell, J. (2006). Art and architecture: A place between. I.B. Tauris.
  • UNDRR (2022). Global assessment report on disaster risk reduction. United Nations.
  • Wisner, B., Blaikie, P., Cannon, T., & Davis, I. (2004). At risk (2nd ed.). Routledge.

Résumé des études antérieures

Les recherches en réduction des risques de catastrophe ont progressivement évolué vers une compréhension systémique du risque, intégrant les interactions entre aléas, exposition, vulnérabilités et capacités. Des travaux fondateurs tels que ceux de Blaikie et al. (1994) ont mis en évidence les processus structurels de formation de la vulnérabilité, tandis que des cadres plus récents, tels que MOVE (Birkmann et al., 2013), en soulignent le caractère multidimensionnel. Les recherches contemporaines mettent également en évidence l’importance des dynamiques territoriales, des interdépendances systémiques et des impacts en cascade.

Les approches géographiques du risque ont parallèlement montré l’importance des caractéristiques propres aux territoires et de leurs relations dans la production de formes différenciées de vulnérabilité et de capacité. Elles invitent ainsi à considérer le territoire non comme un simple support spatial, mais comme une configuration de facteurs physiques et humains dont les interactions participent à la construction du risque.

Parallèlement, des contributions issues de la géographie critique, de l’architecture et de la recherche artistique ont exploré le rôle de l’observation, de la cartographie et des pratiques spatiales et créatives comme modes d’analyse et de représentation du territoire. Ces approches contribuent notamment à révéler des dimensions fines, sensibles et situées des dynamiques territoriales.

Lacunes dans les références par rapport au projet présent

Malgré ces avancées, une attention relativement limitée a été accordée aux processus socio-spatiaux par lesquels les vulnérabilités sont vécues, négociées et exprimées dans les conditions territoriales du quotidien, en particulier dans des contextes marqués par des crises multiples et une instabilité prolongée.

Par ailleurs, si les différentes dimensions et facteurs de vulnérabilité sont aujourd’hui largement identifiés, leur étude ne permet pas toujours de comprendre comment ceux-ci se combinent et interagissent au sein de configurations territoriales particulières. Une attention plus importante peut ainsi être portée aux relations entre caractéristiques physiques et humaines et à la manière dont leurs combinaisons peuvent produire des formes différenciées de vulnérabilité, de capacité et de risque selon les territoires et les aléas considérés.

Les pratiques architecturales, spatiales et créatives, associées à des approches géographiques, quantitatives et qualitatives, offrent à cet égard des modes complémentaires d’observation, d’analyse et de représentation encore relativement peu articulés dans l’étude du risque. Le présent atelier vise à contribuer à ces lacunes en développant une lecture interdisciplinaire et multi-scalaire des configurations territoriales.

Dans le cadre de cette édition, cette réflexion est appliquée au patrimoine afin d’explorer celui-ci non comme un objet isolé, mais dans les relations entre ses caractéristiques propres, son contexte territorial et les aléas auxquels il est exposé.

Résultats attendus

Cet atelier vise à produire un ensemble de résultats articulant analyse territoriale, exploration interdisciplinaire et production créative.

Les étudiants sont amenés à développer :

  • Des lectures territoriales documentées, croisant différentes sources et données afin de caractériser les territoires, leurs vulnérabilités et leurs capacités ;
  • Un corpus structuré et documenté, contribuant, dans le cadre de cette édition, au recensement et à la documentation du patrimoine ;
  • Des cartes et représentations spatiales multi-scalaires permettant de localiser, caractériser, croiser et comparer différentes configurations territoriales ;
  • Des analyses quantitatives, qualitatives, spatiales et visuelles, représentées à travers des tableaux, graphiques, cartes, diagrammes ou autres formes adaptées ;
  • Des réflexions critiques et analytiques portant sur les relations entre régionalité, vulnérabilités, capacités et risque ;
  • Des productions interdisciplinaires, pouvant mobiliser des formes architecturales, visuelles, cartographiques, audiovisuelles ou hybrides pour documenter, analyser ou communiquer les résultats de la recherche.

Dans le cadre de cette édition de l’ARC, un premier résultat attendu est la constitution et la structuration d’un corpus documenté sur le patrimoine au Sud-Liban, à partir de l’identification, de la collecte, de l’évaluation et, lorsque cela est possible, du géoréférencement des données existantes, éventuellement complétées par des données supplémentaires en fonction des besoins de la recherche. Ce corpus contribuera au projet collectif de recensement et de documentation du patrimoine au Liban et permettra d’enrichir les connaissances et données disponibles au sein de l’ALBA.

Ce corpus constituera parallèlement la base empirique de la recherche développée dans l’ARC. L’étude du patrimoine dans son inscription territoriale permettra de mettre en relation ses caractéristiques propres, les configurations territoriales dans lesquelles il s’inscrit et les aléas auxquels il est exposé, afin d’explorer les vulnérabilités, les capacités et les dynamiques de risque qui en résultent.

Certains travaux pourront être développés sous forme de contributions éditoriales (textes, cartographies, analyses visuelles ou formes hybrides) en vue d’une éventuelle publication dans la revue de l’ALBA.

Discussion et conclusion

Cet atelier propose d’explorer comment une lecture interdisciplinaire et multi-scalaire du territoire peut contribuer à approfondir la compréhension des vulnérabilités, des capacités et du risque de catastrophe. En plaçant la régionalité au cœur de l’analyse, il cherche à dépasser l’identification de facteurs considérés isolément pour examiner la manière dont les caractéristiques physiques et humaines se combinent et interagissent au sein de configurations territoriales particulières.

L’approche développée met en évidence le potentiel des interactions entre disciplines dans la production de connaissances situées. Elle articule recherche documentaire, analyse géographique et spatiale, méthodes quantitatives et qualitatives et, lorsque pertinentes, pratiques architecturales, visuelles et créatives afin de documenter, analyser, interpréter et représenter les dynamiques territoriales du risque.

Dans le cadre de cette édition, l’application au patrimoine permet de mettre cette démarche à l’épreuve d’un objet concret, en considérant le patrimoine dans son inscription territoriale et dans ses relations avec les aléas auxquels il est exposé. Elle permet parallèlement de contribuer à la constitution et à la structuration de connaissances sur le patrimoine au Liban.

L’atelier ouvre ainsi des perspectives pour le développement de démarches interdisciplinaires capables de relier recherche, compréhension des configurations territoriales et modes de représentation adaptés, et dont les principes pourront être mobilisés pour l’étude d’autres objets, territoires et situations de risque.

Intervenants

Des intervenant.e.s pourront être invités ponctuellement au cours du semestre afin d’animer des workshops ou des sessions spécifiques en lien avec les thématiques de l’atelier. Ils pourront inclure des architectes, artistes, designers ou professionnels issus de disciplines connexes, en fonction des axes développés au sein de l’atelier.

Conférenciers

Les étudiant.e.s participeront au cycle de conférences du Centre de Recherche et de Création (CRC), qui réunit des intervenant.e.s issus de différentes disciplines autour des thématiques transversales du centre et de l’atelier.

Matériel requis par le CRC

  • Accès à des outils de cartographie et d’analyse spatiale (tels que ArcGIS ou équivalent), si disponibles
  • Salle de cours équipée pour présentations (projecteur, écran)
  • Accès à des espaces de travail collectif
  • Éventuellement espace d’exposition ou de restitution en fin de semestre

Matériel requis par l’étudiant·e

  • Ordinateur portable personnel
  • Matériel de documentation (smartphone ou appareil photo)
  • Carnet de notes ou support de prise de notes pour le travail de terrain
  • Outils de représentation et de cartographie (analogiques ou numériques)
  • Logiciels de base de dessin, de mise en page ou de montage visuel
  • Matériel simple de production (impression, maquettes, supports de présentation), selon les besoins des projets

Plan d’action

L’atelier se déroule selon une progression structurée articulant apports conceptuels, exploration et documentation territoriale, construction du problème de recherche, analyse interdisciplinaire et restitution. La démarche est progressive et itérative : les données collectées et les premières observations permettent de faire émerger des questions et des hypothèses, qui orientent à leur tour la recherche et l’analyse.

Il s’organise en quatre phases principales :

  • Phase 1 : Exploration et construction du problème de recherche
    Introduction aux notions fondamentales liées à l’aléa, au risque, à la vulnérabilité, à la régionalité et à la lecture territoriale, à travers des apports théoriques, des études de cas et des discussions collectives. En parallèle, identification, collecte, évaluation et structuration des données disponibles, ainsi que, lorsque leur nature le permet, leur géoréférencement et leur cartographie. L’exploration et la comparaison de ces données permettent progressivement de caractériser les situations étudiées, de mettre en relation différentes caractéristiques territoriales et de faire émerger des questions et hypothèses de recherche.
  • Phase 2 : Construction du protocole de recherche
    À partir des questions et hypothèses formulées, définition des variables, indicateurs, données et méthodes nécessaires à leur examen. Cette phase permet d’orienter la recherche de données complémentaires et de construire une démarche d’analyse adaptée aux problématiques étudiées.
  • Phase 3 : Analyse et interprétation
    Analyse qualitative, quantitative, spatiale et visuelle des données selon leur nature, afin d’identifier, comparer et mettre en relation différentes configurations territoriales. Les résultats sont ensuite interprétés au regard de la régionalité, des vulnérabilités, des capacités et du risque, en tenant compte des différentes échelles d’analyse.
  • Phase 4 : Conclusion et restitution
    Synthèse et mise en discussion des résultats afin de répondre aux questions de recherche et d’en examiner les limites. Les travaux sont restitués à travers des formes adaptées – cartographies, tableaux, graphiques, diagrammes, productions visuelles, spatiales ou autres formes interdisciplinaires – permettant de communiquer les résultats de la recherche.

Calendrier

Le calendrier articule les apports théoriques et l’avancement progressif du travail de recherche, selon les quatre phases de la démarche méthodologique : (1) exploration et construction du problème, (2) construction du protocole, (3) analyse et interprétation, et (4) conclusion et restitution. Ces phases constituent des repères méthodologiques mais ne sont pas strictement linéaires : collecte, observation, cartographie, comparaison et analyse peuvent se poursuivre et se superposer au cours du semestre.

Phase 1 : Exploration et construction du problème

Séance 1 : Aléa, risque et catastrophes | Lancement de l’exploration et de la collecte
  • Introduction à l’atelier, aux objectifs et à la démarche méthodologique de la recherche.
  • Introduction aux notions d’aléa, d’exposition, de risque et de catastrophe.
  • Présentation de l’application au patrimoine et lancement de l’identification et de la collecte des sources et données existantes.
  • Première observation critique des matériaux collectés : nature des données, patrimoine documenté, localisation, caractéristiques observables et premières interrogations relatives au territoire, aux aléas, aux vulnérabilités et aux capacités.
  • Nombre d’heures : 3 heures par séance
  • Travail personnel : 8 heures par séance
Séance 2 : Vulnérabilité, capacités et résilience | Collecte, structuration et premières observations
  • Introduction aux différentes dimensions de la vulnérabilité et des capacités et aux principaux cadres conceptuels mobilisés, notamment le modèle PAR (Blaikie et al., 1994) et le cadre MOVE (Birkmann et al., 2013).
  • Poursuite de la collecte, de l’évaluation et de la structuration du corpus.
  • Localisation, géoréférencement et premières cartographies lorsque la nature des données le permet.
  • Poursuite des observations et premières mises en relation entre les caractéristiques du patrimoine, du territoire et des aléas.
  • Nombre d’heures : 3 heures
  • Travail personnel : 8 heures
Séance 3 : Régionalité et vulnérabilité territoriale | Cartographie, caractérisation et mise en relation
  • Introduction à la régionalité et aux relations entre caractéristiques physiques et humaines dans la construction de configurations territoriales particulières.
  • Approche multi-scalaire des vulnérabilités, capacités et dynamiques de risque.
  • Poursuite de la collecte, de la structuration et de la cartographie du corpus.
  • Caractérisation et comparaison des premières situations observées ; recherche de relations, contrastes et régularités entre patrimoine, territoire et aléas.
  • Nombre d’heures : 3 heures
  • Travail personnel : 8 heures
Séance 4 : Patrimoine, territoire et risque | Comparaison et émergence du problème de recherche
  • Approfondissement des relations entre patrimoine, territoire, aléas, vulnérabilités et capacités.
  • État des lieux du corpus constitué et des premières cartographies.
  • Comparaison et mise en relation des observations réalisées à partir des différents matériaux disponibles.
  • Identification de relations, contrastes, régularités, lacunes ou situations particulières.
  • Émergence et formulation progressive de problématiques, questions de recherche et hypothèses.
  • Nombre d’heures : 3 heures
  • Travail personnel : 8 heures

Phase 2 : Construction du protocole

Séance 5 : Construction du protocole | Question, hypothèse, variables et indicateurs
  • Consolidation des observations et comparaisons réalisées au cours de la phase exploratoire.
  • Formulation et affinement des questions de recherche et des hypothèses.
  • Sélection des caractéristiques et variables pertinentes à mettre en relation ou à comparer.
  • Définition des indicateurs, des données nécessaires et des méthodes permettant d’examiner les hypothèses.
  • Identification des données manquantes et lancement d’une collecte complémentaire ciblée.
  • Nombre d’heures : 3 heures
  • Travail personnel : 8 heures

Phase 3 : Analyse et interprétation

Séance 6 : Mise en œuvre du protocole | Collecte ciblée et premières analyses
  • Poursuite de la collecte ciblée en fonction des variables, indicateurs et données définis.
  • Structuration, codage et préparation des données selon leur nature.
  • Analyse des variables et indicateurs retenus.
  • Comparaison des situations et configurations étudiées.
  • Croisement et mise en relation des données à différentes échelles.
  • Mise en œuvre des premières analyses qualitatives, quantitatives, spatiales, visuelles et/ou autres formes d’analyse adaptées aux matériaux et aux disciplines mobilisés.
  • Ajustement du protocole lorsque les données disponibles le nécessitent.
  • Préparation du rendu de mi-parcours.
  • Nombre d’heures : 3 heures
  • Travail personnel : 8 heures
Séance 7 : Présentation de mi-parcours | Analyse, discussion et orientation de la recherche
  • Présentation du rendu de mi-parcours : corpus constitué, question et hypothèse de recherche, protocole développé, données mobilisées et premières analyses.
  • Présentation des premières représentations et productions analytiques, spatiales, visuelles ou créatives développées.
  • Discussion critique collective des analyses, des relations mises en évidence et des démarches développées.
  • Identification des analyses à approfondir, des éventuels ajustements du protocole et des données complémentaires à collecter.
  • Orientation du travail pour la poursuite de la recherche.
  • Nombre d’heures : 3 heures
  • Travail personnel : 8 heures
Séance 8 : Approfondissement de l’analyse et interprétation | Développement des productions
  • Consolidation et approfondissement des analyses, comparaisons et mises en relation des données.
  • Identification des relations, variations, contrastes et configurations mises en évidence.
  • Interprétation des résultats au regard des questions et hypothèses de recherche et des notions de régionalité, vulnérabilité, capacités et risque.
  • Production et développement de cartographies, tableaux, graphiques, diagrammes, représentations spatiales et visuelles, illustrations, productions audiovisuelles ou autres formes créatives adaptées aux disciplines et aux problématiques étudiées.
  • Exploration de la manière dont ces différents modes de représentation et de création peuvent contribuer à analyser, interpréter et communiquer les résultats de la recherche.
  • Identification des limites, incertitudes et éventuelles données complémentaires nécessaires.
  • Nombre d’heures : 3 heures
  • Travail personnel : 8 heures

Phase 4 : Conclusion et restitution

Séance 9 : Conclusion et synthèse | Finalisation de l’analyse et développement des productions
  • Finalisation et synthèse des analyses et interprétations.
  • Retour sur les questions et hypothèses de recherche et formulation des conclusions pouvant être établies.
  • Discussion des limites et incertitudes.
  • Développement et finalisation des productions analytiques, cartographiques, spatiales, visuelles, audiovisuelles ou créatives destinées à restituer et communiquer les résultats de la recherche.
  • Nombre d’heures : 3 heures
  • Travail personnel : 8 heures
Séance 10 : Présentation finale | Restitution et mise en discussion de la recherche
  • Présentation finale des travaux et restitution collective.
  • Présentation du corpus constitué, de la démarche méthodologique et du protocole développé.
  • Présentation des cartographies, analyses et productions analytiques, spatiales, visuelles, audiovisuelles ou créatives réalisées.
  • Présentation et discussion des résultats, interprétations et conclusions pouvant être établis selon le degré d’avancement de la recherche.
  • Discussion critique des limites, des données restant éventuellement à collecter et des possibilités de prolongement de la recherche.
  • Nombre d’heures : 3 heures
  • Travail personnel : 8 heures

Dans le cadre de cette édition de l’ARC, cette progression constitue un cadre méthodologique visé dont la mise en œuvre sera adaptée à la nature, à la quantité, à la qualité et à l’accessibilité des données disponibles. Le projet de recensement et de documentation du patrimoine étant lui-même en cours de constitution, une part importante du semestre pourra être consacrée à l’identification, à la collecte, à l’évaluation, à la structuration, au géoréférencement et à la cartographie des données existantes. Ces opérations constituent en elles-mêmes une étape de la recherche et permettront de déterminer progressivement les analyses pouvant être conduites. Les phases d’analyse, d’interprétation et de restitution pourront ainsi être développées à des degrés différents selon l’avancement du corpus.

Effectif

12-15 étudiant.e.s maximum

Partenariats potentiels

Des partenariats pourront être envisagés avec des acteurs locaux, institutionnels ou associatifs en lien avec les territoires étudiés, ainsi qu’avec des professionnels ou chercheurs issus de disciplines connexes.

Langue d’enseignement

Français (avec utilisation de ressources et références en anglais)

Autres précisions

L’atelier pourra donner lieu à une restitution publique (exposition, présentation ou projection), favorisant la mise en discussion des travaux développés.

Semestres