Ateliers de Recherche et de Création (ARC)
ARC Redéfinir les interactions entre artisanat, art et design au Liban

Atelier de Recherche et de Création
- À partir de septembre 2026
- Dirigé par Patricia Cortas, PhD
Code : ARC10410-1
Enseignante-chercheuse principale
Patricia Cortas, PhD
patricia.cortas@alba.edu.lb
Date de début : septembre 2026
Introduction
- Contexte du projet : À l’ère des circulations accélérées des formes, des savoirs et des modèles culturels, les pratiques artisanales se trouvent au cœur de dynamiques complexes entre héritage local et influences globales. Dans le contexte libanais, ces pratiques témoignent d’une histoire riche de transformations, marquée dès le XIXe siècle par l’introduction de modèles occidentaux dans les productions locales, notamment dans le domaine du mobilier. Aujourd’hui, ces héritages matériels et immatériels sont à la fois fragilisés par des mutations économiques, sociales et culturelles, et réactivés par de nouvelles formes de création contemporaine.
Dans ce cadre, l’artisanat ne peut être appréhendé uniquement comme un vestige du passé ou un objet de conservation, mais comme un terrain actif de recherche et de création. Il engage des enjeux liés à la transmission des savoir-faire, à la transformation des gestes, à l’usage des matériaux, ainsi qu’aux relations entre producteurs, concepteurs et usagers. L’approche interdisciplinaire devient alors essentielle pour comprendre ces phénomènes, en croisant les regards de l’architecture, du design, des arts visuels, du cinéma ou encore des pratiques spatiales et urbaines. Elle permet d’explorer l’artisanat comme un système complexe, situé à l’intersection de dimensions culturelles, sociales, économiques et esthétiques.
- Questions de recherche :
- Comment les pratiques artisanales locales se transforment-elles sous l’effet des circulations globales des formes, des techniques ou des imaginaires ?
- De quelle manière les savoir-faire artisanaux peuvent-ils être réinterprétés dans des pratiques contemporaines sans être réduits à une simple reproduction du passé ?
- Quels types de relations s’établissent aujourd’hui entre artisans, designers, artistes et autres acteurs de la création, et comment ces interactions influencent-elles les processus de conception et de production ?
Comment différentes disciplines telles que architecture, design, arts visuels, cinéma, peuvent-elles contribuer, chacune selon leurs outils et leurs langages, à documenter, analyser et transformer ces pratiques ? - Dans quelle mesure l’artisanat peut-il constituer un vecteur de durabilité, à travers la transmission des savoir-faire, l’utilisation de ressources locales et la réactivation d’écosystèmes productifs locaux ?
- Problématique : Dans un contexte marqué par les tensions entre mondialisation des modèles et ancrage local des pratiques, comment les savoir-faire artisanaux peuvent-ils être mobilisés comme un terrain de recherche et de création interdisciplinaire, permettant à la fois leur réinterprétation contemporaine, leur transmission et leur inscription dans des dynamiques culturelles durables ?
Hypothèse de recherche
- Énoncé de l'hypothèse : Dans un contexte de mondialisation des modèles culturels, l’artisanat peut constituer un terrain privilégié de recherche et de création interdisciplinaire, capable de générer des formes contemporaines situées, à condition qu’il soit abordé non comme un héritage à reproduire, mais comme un système de savoir-faire à réinterpréter à travers le croisement des disciplines, des pratiques et des regards.
- Justification de l'hypothèse : Cette hypothèse repose sur l’idée que les pratiques artisanales sont en constante transformation, façonnées par des circulations historiques, des influences culturelles et des mutations des usages. Dans le contexte libanais, l’histoire du mobilier et des savoir-faire artisanaux révèle des processus d’hybridation entre modèles locaux et influences extérieures, qui constituent aujourd’hui un potentiel actif de réinterprétation.
L’approche interdisciplinaire permet de dépasser une lecture strictement patrimoniale de l’artisanat, en mobilisant des outils issus de divers champs de la création (architecture, arts visuels, cinéma, audiovisuelle, arts décoratifs, design, architecture d’intérieur ou urbanisme). Elle favorise l’analyse, la documentation et la transformation des pratiques artisanales à travers des perspectives complémentaires, ouvrant la voie à des formes de création contemporaines qui traduisent et actualisent les savoir-faire.
Enfin, les interactions entre artisans, designers et autres acteurs de la création constituent un cadre propice à l’expérimentation et à la production de connaissances. Elles permettent d’interroger les relations entre conception, fabrication et usage, tout en contribuant à la transmission active des savoir-faire, par leur réactivation et leur mise en valeur dans des contextes contemporains, et en inscrivant l’artisanat dans des dynamiques de durabilité culturelle.
Descriptif
Cet ARC explore l’artisanat comme terrain de recherche et de création interdisciplinaire, à la croisée de l’héritage local et des enjeux contemporains. Dans un contexte marqué par la mondialisation des modèles, il interroge la manière dont les savoir-faire artisanaux peuvent être documentés, analysés et réinterprétés à travers différentes pratiques : architecture, design, architecture d’intérieur, urbanisme, arts visuels, cinéma, audiovisuelle ou arts graphiques et publicité.
À partir d’enquêtes de terrain, de rencontres avec des artisans et de l’étude des gestes, des matériaux et des objets, les étudiant·e·s développeront une réflexion critique sur les relations entre transmission, transformation et création. L’atelier vise non pas à reproduire les formes du passé, mais à les réactiver dans des propositions contemporaines, sensibles et situées. Il invite ainsi à penser l’artisanat comme un vecteur de durabilité culturelle, de valorisation des savoir-faire et d’innovation créative.
Acquis d’apprentissage
A la fin de cet ARC, l'étudiant·e sera en mesure de :
- Identifier les principaux concepts et théories liés au sujet abordé.
- Interpréter de manière critique les œuvres et les documents pertinents.
- Évaluer les différentes perspectives et approches liées au domaine de la recherche.
- Analyser les problématiques complexes liées au sujet.
- Résoudre des problèmes pratiques en appliquant les connaissances acquises pendant l’ARC.
- Concevoir des solutions novatrices et créatives en intégrant les concepts acquis.
- Planifier et organiser des projets en utilisant des compétences acquises.
- Réaliser des travaux pratiques démontrant la maîtrise des compétences acquises.
- Produire des rapports ou des présentations de haute qualité, en utilisant une communication claire.
- Appliquer les compétences acquises dans des contextes professionnels et pertinents au domaine de la recherche.
Méthodologie
- Cadre de recherche et de création : Cet ARC s’inscrit dans une démarche de recherche-création interdisciplinaire, articulant analyse critique, enquête de terrain et production contemporaine. Il mobilise des approches issues de l’histoire de l’art, des pratiques du design et de l’espace, ainsi que des arts visuels et des pratiques de l’image, afin d’étudier l’artisanat comme un système dynamique, ouvert aux objets, aux gestes, aux matériaux et aux pratiques, en constante transformation.
Le cadre conceptuel repose sur les tensions entre mondialisation et ancrage local, les processus d’hybridation entre héritage et contemporanéité, ainsi que la transmission active et la durabilité culturelle. La création est envisagée comme un outil d’investigation permettant de produire des connaissances à partir de la réinterprétation des pratiques artisanales.
- Méthodes de collecte de données : La collecte repose sur une approche qualitative combinant :
- Enquêtes de terrain (visites, immersions, observation),
- Rencontres et entretiens avec artisans, designers et autres acteurs,
- Documentation visuelle et écrite (photographies, vidéos, croquis, notes),
- Analyse de références et de cas d’étude.
- Ces outils permettent d’étudier les matériaux, les gestes, les objets, les processus de fabrication et les relations entre conception, production et usage.
- Analyse des données : L’analyse s’appuie sur la mise en relation des données collectées : observations, entretiens, documentation et productions des étudiant·e·s. Elle vise à identifier des thématiques récurrentes telles que l’hybridation, la transmission, les mutations des pratiques et les tensions entre local et global.
Une lecture comparative et interdisciplinaire permet de croiser les points de vue et de révéler les complémentarités entre disciplines. Les projets développés par les étudiant·e·s constituent une forme de synthèse critique, où la création devient un outil d’interprétation et de validation de l’hypothèse.
Modalités d’évaluation
- Présence (10%)
- Suivi du cycle de conférences du CRC (20%)
- Rendu mi-parcours (30%)
Ce rendu prend la forme d’un dossier intermédiaire comprenant :
- Une première phase de recherche (terrain, documentation, références),
- une analyse critique des pratiques observées (gestes, objets, matériaux, processus),
- une problématique individuelle clarifiée,
- des pistes de réinterprétation (croquis, schémas, intentions, expérimentations initiales).
Ce rendu permet d’évaluer la capacité de l’étudiant·e à articuler observation, analyse et positionnement critique.
- Rendu final (40%)
Le rendu final comprend :
- Un projet de recherche-création (objet, installation, production visuelle, vidéo courte, dispositif spatial ou autre forme adaptée à la discipline),
- accompagné d’un dossier explicatif présentant la démarche, les références, le processus et les choix de réinterprétation,
- une présentation orale.
Ce rendu évalue la cohérence entre recherche et création, la qualité de la réinterprétation, la pertinence du positionnement critique et la capacité à produire une proposition contemporaine située.
Références
- BAYARD, Marc et Ève MASCARAU. «Le Mobilier national et le colbertisme 4.0 : des actions au service des arts décoratifs». Le Journal de l’École de Paris du management, 172(3), juillet 2025, pp. 36-42. [En ligne] : https://doi-org.ezproxy.usek.edu.lb/10.3917/jepam.172.0036
- CORTAS, Patricia. Identification de l’héritage mobilier au Liban : de la moitié du XIXᵉ siècle jusqu’au début du XXᵉ siècle. Doctorat, Université Saint Esprit de Kaslik, Faculté d’Art et Sciences, Département d’Histoire et d’Archéologie, 2023, 516 p.
- CORTAS, Patricia (2022). La relation entre l’évolution de la posture et le geste artisanal. ASTASA, 30 juin 2022. [En ligne] : https://www.astasa.org/2022/06/30/la-relation-entre-levolution-de-la-posture-et-le-geste-artisanal/
- INGOLD, Tim (2013). Making : Anthropology, archaeology, art and architecture, Londres, Routledge, 176 p.
- PRESS, Mike. «The Culture of Craft: Status and Future Peter Dormer (Editor)». The Design Journal, 1(2),1998, pp. 50-54. [En ligne] : https://doi-org.uobezsecureaccess.idm.oclc.org/10.2752/146069298790718733
- RISATTI, Howard (2007). A theory of craft : function and aesthetic expression, University of North Carolina Press. [En ligne] : https://search.ebscohost.com/login.aspx?direct=true&scope=site&db=nlebk&db=nlabk&AN=358049
- ROSS, Wendy et Vlad GLAVEANU. «The constraints of habit: craft, repetition, and creativity». Phenom Cogn Sci, n° 24, mars 2023, pp. 251-271. [En ligne] : https://doi-org.uobezsecureaccess.idm.oclc.org/10.1007/s11097-023-09902-5
- SENNETT, Richard (2008). The craftsman, Yale Univeristy Press. Accessible sur : ProQuest Ebook Central
- SURREAUX, Louis. La création contemporaine dans le Mobilier national et les Manufactures nationales des Gobelins, de Beauvais, de la Savonnerie et de Sèvres de 1945 à 2000. Doctorat, Université de Poitiers, Ecole Doctorale n°525 – Lettres, Pensée, Art et Histoire, 2022, [En ligne] : https://theses.hal.science/tel-03820393v1/file/2017-Surreaux-Louis-These.pdf
- YouTube (2021). Rencontres des Gobelins 2020-21 : Figure de style - réinterpréter le mobilier ancien. [En ligne] https://www.youtube.com/watch?v=zwZmwarfQ9E (consulté le 6 avril 2021).
- Résumé des études antérieures : Les approches contemporaines de l’artisanat s’inscrivent également dans des cadres institutionnels et interdisciplinaires, tels que les Rencontres des Gobelins organisées le Mobilier National. Ces rencontres réunissent chercheurs, artisans, designers et professionnels autour de thématiques liées à l’histoire de l’art, aux arts décoratifs, aux métiers d’art et au design. Elles interrogent les relations entre savoir-faire traditionnels, innovations techniques et création contemporaine, en mettant en évidence les transformations des matériaux, des processus et des usages, ainsi que les enjeux actuels liés à la durabilité et a l’écoresponsabilité.
- D’autres recherches sur l’artisanat ont largement exploré les dimensions techniques, esthétiques et culturelles du « faire », en mettant en évidence la relation entre geste, matière et forme. D’autres travaux ont analysé l’artisanat dans le contexte des transformations contemporaines, en lien avec le design, la production industrielle et les mutations des usages.
- Lacunes dans les références par rapport au projet présent : Dans le contexte libanais, les recherches sur le patrimoine mobilier et les savoir-faire artisanaux restent encore limitées, bien que certaines études aient mis en évidence les processus d’hybridation entre influences occidentales et pratiques locales, ainsi que les enjeux de transmission, de perte et de revalorisation de cet héritage.
Résultats attendus
- Cet ARC vise à produire des résultats à la fois analytiques, expérimentaux et créatifs, issus de l’articulation entre recherche de terrain, réflexion critique et pratique interdisciplinaire
Sur le plan de la recherche, les étudiant·e·s développeront une compréhension approfondie des pratiques artisanales à travers l’étude des gestes, des matériaux, des objets et des processus de fabrication. Les enquêtes de terrain et les entretiens avec des artisans, designers et autres acteurs de la création permettront de recueillir des témoignages, des savoirs pratiques et expériences situées, contribuant à une analyse des dynamiques de transmission, d’hybridation et de transformation.
Sur le plan de la création, les étudiant·e·s produiront des propositions interdisciplinaires variées, telles que :
- des objets ou prototypes issus de la réinterprétation de formes artisanales,
- des installations ou dispositifs spatiaux explorant les relations entre geste, matériau et usage,
- des productions visuelles ou audiovisuelles documentant ou réinterprétant les processus de fabrication,
- des narrations graphiques ou filmiques mettant en scène les interactions entre artisans et créateurs.
Ces productions traduiront une réinterprétation critique des savoir-faire, non pas comme reproduction du passé, mais comme une réactivation et mise en valeur dans des contextes contemporains.
Enfin, les résultats pourront être valorisés à travers des présentations ou expositions, mettant en évidence le rôle de la recherche-création interdisciplinaire dans la transmission et la durabilité des pratiques artisanales.
Discussion et conclusion
- Discussion des résultats : Les résultats attendus de cet ARC mettent en évidence le rôle central de l’interdisciplinarité dans la compréhension et la transformation des pratiques artisanales. Les collaborations entre etudiant·e·s issu·e·s de différentes disciplines permettent de croiser des approches analytiques, sensibles et projectuelles, enrichissant ainsi les formes d’expression produites.
Ces interactions favorisent l’émergence de nouvelles perspectives créatives, où l’objet, l’image ou l’espace ne sont plus envisagés de manière isolée, mais comme le résultat de relations complexes entre geste, matériau, usage et narration. Les synergies entre disciplines permettent également de révéler des dimensions souvent invisibles des pratiques artisanales, telles que les temporalités du faire, les logiques de transmission ou les conditions contemporaines de production.
- Conclusion : Cet ARC montre que l’artisanat, abordé à travers une démarche de recherche-création interdisciplinaire, constitue un terrain fertile pour explorer les tensions entre mondialisation et ancrage local. Il met en évidence que la réinterprétation des savoir-faire, loin d’entraîner leur effacement, contribue à leur transmission active et à leur réinscription dans des contextes contemporains.
L’approche interdisciplinaire présente plusieurs avantages : elle permet de dépasser les cloisonnements disciplinaires, de multiplier les points de vue et de renouveler les formes d’expression artistique. Elle comporte également des défis, notamment en termes de coordination des méthodes, de langages et des attentes propres à chaque discipline. Toutefois, ces tensions constituent en elles-mêmes un moteur de création et d’innovation.
En lien avec la problématique initiale, cet ARC démontre que l’artisanat peut être mobilisé comme un espace de recherche et de création capable de produire des formes contemporaines situées, tout en contribuant à une meilleure compréhension des dynamiques culturelles et des processus de transformation des pratiques.
- Implications et recommandations : Les résultats de cet ARC ont des implications à la fois pédagogiques, artistiques et culturelles. Ils soulignent l’importance d’intégrer des approches interdisciplinaires dans les formations artistiques, en favorisant les collaborations entre étudiants, artisans et professionnels.
Ils invitent également les institutions à soutenir des initiatives qui valorisent les savoir-faire artisanaux dans une perspective contemporaine, en encourageant les expérimentations, les ateliers collaboratifs, la recherche et les plateformes de diffusion.
Pour les artistes et designers, cet ARC met en évidence la nécessité de développer des pratiques situées, attentives aux contextes locaux, aux matériaux et aux processus. Il encourage ainsi des formes de création ancrées, critiques et responsables.
- Ouverture : Enfin, ce projet met en évidence la nécessité de poursuivre les recherches à l’intersection de l’artisanat, de la création contemporaine et de l’interdisciplinarité, afin de renforcer la transmission des savoir-faire et de stimuler l’innovation créative.
Intervenants
- Des professionnels extérieurs
- Des enseignant·e·s et chercheur·e·s de l’ALBA, issus de différents départements
Matériel requis par l’étudiant·e
- Carnet de recherche (croquis, notes, observations)
- Ordinateur portable
- Logiciels de base (selon la discipline)
- Outils de documentation (appareil photo ou smartphone avec caméra et audio bonnes qualités)
- Matériaux simples pour expérimentations et maquettes (selon projets)
Plan d’action
- Exploration et cadrage
Introduction aux enjeux du projet, formulation des questions de recherche et définition des axes de travail.
- Enquête et collecte
Travail de terrain (visites, rencontres, entretiens) et documentation des gestes, matériaux, objets et processus de fabrication.
- Analyse et positionnement
Interprétation des données collectées, développement d’un positionnement critique et élaboration des premières pistes de réinterprétation.
- Expérimentation et création
Développement de propositions interdisciplinaires à travers des expérimentations formelles, matérielles ou narratives.
- Finalisation et restitution
Production des projets finaux et présentation des résultats sous forme de dispositifs adaptés (objet, image, audiovisuel, etc.)
Calendrier
Séance 1 : Introduction et cadrage
- Présentation de l’ARC, de ses objectifs et de la démarche de recherche-création.
- Introduction aux enjeux de l’artisanat entre héritage, mondialisation et création contemporaine.
- Présentation de références interdisciplinaires (projets, œuvres et recherches croisant artisanat, design, arts visuels et pratiques spatiales).
- Constitution de groupes ou de parcours individuels selon les disciplines.
- Lectures :
- The craftsman – Richard Sennett
- Making : Anthropology, archeology, art and architecture – Tim Ingold
- Nombre d’heures : 3 heures
- Travail personnel : 9 heures
Séance 2 : Problématique et hypothèse
- Raffinement des questions de recherche, en explorant les connexions entre les différentes disciplines.
- Élaboration de la problématique individuelle.
- Formulation de l'hypothèse de recherche intégrant des éléments théoriques et pratiques.
- Introduction aux notions de geste, répétition et créativité.
Lectures
- The constraints of habit: craft, repetition, and creativity – Wendy Ross et Vlad Glaveanu
- La relation entre l’évolution de la posture et le geste artisanal – Patricia Cortas
- Nombre d’heures : 3 heures
- Travail personnel : 9 heures
Séance 3 : Enquête de terrain (1)
Introduction aux méthodes d’enquête
- Collecte de données : entretiens avec des artistes et professionnels de différentes disciplines.
- Prise de notes et enregistrement des entretiens pour une analyse approfondie.
- Observations des pratiques artisanales (gestes, matériaux, objets), en mettant l'accent sur les interactions et les influences réciproques.
- Documentation des observations et relevé des éléments pertinents pour nourrir la recherche théorique et pratique (notes, photos, vidéos).
- Organisation des visites et rencontres.
- Lecture : A theory of craft : function and aesthetic expression – Howard Risatti
- Nombre d’heures : 3 heures par séance
- Travail personnel : 9 heures par séance
Séance 4 : Enquête de terrain (2)
- Entretiens avec des artisans, artistes ou professionnels de différentes disciplines.
- Analyse des interactions entre conception, production et usage.
- Consolidation du corpus de recherche.
- Lecture : Identification de l’héritage mobilier au Liban : de la moitié du XIXe siècle jusqu’au début du XXe siècle – Patricia Cortas
- Nombre d’heures : 3 heures par séance
- Travail personnel : 9 heures par séance
Séance 5 : Analyse et interprétation
- Analyse des données collectées : regroupement des thèmes et des motifs émergents en considérant les aspects interdisciplinaires.
- Interprétation des résultats par rapport à l'hypothèse de recherche, en prenant en compte les apports des différentes disciplines en question.
- Identification des liens entre les données théoriques et pratiques pour une compréhension globale.
Lectures
- The Culture of Craft: Status and Future Peter Dormer (Editor) – Mike Press
- Le mobilier national et le colbertisme 4.0 : des actions au service des arts décoratifs – Marc Bayard et Eve Mascarau
- Nombre d’heures : 3 heures par séance
- Travail personnel : 9 heures par séance
Séance 6 : Positionnement et mi-parcous
- Réflexion sur les implications interdisciplinaires des résultats et leur impact sur la création artistique.
- Définition du positionnement critique de chaque projet.
- Synthèse des résultats de l'analyse et discussion des implications pour l'art, en mettant en évidence les synergies et les défis liés à l'interdisciplinarité artistique.
- Élaboration des pistes de réinterprétation.
- Contrôle mi-parcours
- Lecture : Rencontres des Gobelins 2020-21 : Figure de style – réinterpréter le mobilier ancien – YouTube
- Nombre d’heures : 3 heures par séance
- Travail personnel : 9 heures par séance
Séance 7-8 : Expérimentation et création
- Présentation des projets de recherche et/ou de création de chaque étudiant.
- Expérimentations formelles, matérielles ou narratives.
- Production des articles de recherche théorique.
- Production des œuvres de création pratique.
- Lecture : La création contemporaine dans le Mobilier national et les Manufactures nationales des gobelins, de Beauvais, de la Savonnerie et de Sèvres de 1945 à 2000 – Louis Surreaux
- Nombre d’heures : 3 heures par séance
- Travail personnel : 9 heures par séance
Séance 9-10 : Finalisation et rendu final
- Finalisation du projet de recherche : révision, édition et préparation pour la présentation ou la publication, en mettant en valeur les contributions de l'interdisciplinarité à la recherche théorique et à la création pratique.
- Rédaction de la conclusion du projet de recherche en soulignant les découvertes interdisciplinaires et les recommandations pratiques pour soutenir l'interdisciplinarité artistique.
- Rendu final
- Lectures : –
- Nombre d’heures : 3 heures par séance
- Travail personnel : 9 heures par séance
Effectif
Dix étudiant·e·s en Master 1.
Langue d’enseignement
- Français
- Anglais (si besoin)
Autres précisions
- Selon la nature des projets développés, certaines recherches pourront faire appel à des technologies de pointe, notamment pour la reproduction, la modélisation, le prototypage ou l’expérimentation matérielle. Ces outils seront envisagés comme des supports au service de la recherche-création, et non comme des substituts au geste ou à la pensée critique. Ils permettront d’interroger les relations entre savoir-faire, matérialité, regard humain et pratiques contemporaines de conception.
- Dans le prolongement de cette approche située, certains projets de recherche pourront également interroger la mémoire architecturale de Beyrouth à travers le patrimoine bâti négligé. Il s’agira de comprendre comment les objets, meubles, matériaux et savoir-faire artisanaux peuvent être replacés dans les espaces qui les ont accueillis, à partir de démarches de documentation, de cartographie et d’analyse critique contextualisée. Cette orientation permettra d’élargir l’analyse de l’objet vers le bâti vernaculaire ou localement significatif, en tenant compte de ses usages, de ses traces matérielles et de sa mémoire architecturale, notamment lorsqu’il est fragmenté, oublié ou insuffisamment archivé.
- La rédaction d’un article scientifique, basé sur les résultats et les réflexions issus de cet atelier de recherche et de création, pourrait être envisagée en vue d’une éventuelle publication académique.
- Un accompagnement éditorial pourra être proposé aux étudiant·e·s souhaitant orienter leur travail final vers une éventuelle publication.
- L’équipe prévisionnelle d’étudiants :
La composition des équipes pourra varier en fonction de la nature des projets développés.
- Des ressources matérielles variables seront nécessaires à la réalisation des productions finales.
- L’utilisation du logiciel CapCut pourrait nécessiter l’accès à sa version professionnelle (CapCut Pro) pour certaines étapes de production.